Une étude portée par PAC cloudindex révèle que 34% des DSI considèrent que les gains financiers du cloud restent à prouver. Voici notre analyse en gras. 1- L’étude indique que les problèmes de sécurité demeurent le principal obstacle des entreprises françaises dans la mise en place du cloud. Les entreprises sont très attentives à la sécurité logique et physique des infrastructures. La majorité des acteurs qui proposent des services SaaS,PaaS,IaaS ne sont pas assez précis dans leur offre technique. Les interlocuteurs commerciaux ont rarement les réponses concernant l’articulation de la solution et ils ne sont pas en mesure d’apporter une réponse claire. Pire, ils n’abordent pas le sujet et laissent des points non explicites polluer la réflexion.

Exemple de questions à poser à votre futur prestataire :

Décrivez-moi les différents attachements de vos matériels ? Dans le cadre d’une offre cloud mutualisée, comment garantissez-vous l’étanchéité entre les différents clients ? Dans cette même offre, comment sont répartis mes serveurs ? Mon pool de ressources dispose-t-il de serveurs attitrés ? Ai-je la possibilité d’accéder au firewall ? Le stockage est assuré par une baie SAN ou deux ? La classification de votre Datacenter. T3, T3+ ou T4 ? La localisation des données, en région, sur Paris…et le PRA, où va-t-il se situer ? Dans le cadre d’une offre dédiée, où allez-vous installer mon vCenter ? Parlez-moi de la sécurité du site, gardiens, badges, 24/7 ? Est-ce que vous maîtrisez le réseau haut débit pour m’interconnecter à mon Cloud ? 2- La géolocalisation des données stockées s’avère un autre point de vigilance. Les grands acteurs centralisent très souvent leur offre mutualisée en région parisienne. L’impacte de cette centralisation se fera essentiellement sur les temps de latence. Si la latence est critique pour vous, choisissez un acteur régional. 3- Pour les répondants, la faible adaptation des services Cloud au métier pose un problème. « Les entreprises recourant à des logiciels très spécifiques ne trouveront pas forcément leur bonheur dans le SaaS en raison de sa trop grande standardisation. Le SaaS représente l’une des options du Cloud. Chaque éditeur de solution doit mettre en place une offre SaaS pertinente. Dans tous les cas, il est possible de souscrire à une offre différente du SaaS et d’opérer les logiciels métiers de manière standard en faisant intervenir l’éditeur à la demande. Si vous choisissez une offre Cloud dédiée pour héberger votre infrastructure, n’importe quel éditeur pourra intervenir dans votre Datacenter pour installer et exploiter votre logiciel métier. Dans un monde pur et parfait, l’externalisation ne devrait être pour un éditeur qu’un élément de l’offre et non pas une source de profit d’un coté et de réduction des coûts par la standardisation de l’autre. 4- Dernier point, 34% des répondants ne sont pas convaincus par les gains financiers liés au cloud : « la lisibilité sur les coûts est meilleure avec le cloud tout comme le fait d’avoir un système toujours à jour mais sur 5 ans, le cloud n’est pas forcément le moins cher » C’est vrai! Sur 36 mois, une offre Cloud bien ficelée est compétitive mais sur une durée d’exploitation de 5 ans, l’écart n’est pas toujours flagrant. Il faut prendre en compte l’ensemble des coûts cachés. Pour finir, ne pas perdre de vu l’objectif du Cloud : Il doit avoir une cohérence financière, certes mais c’est aussi un choix stratégique qui vise à augmenter la sécurité de l’infrastructure, l’accessibilité et la continuité de service. Dans cet article, ils indiquent que les projets Cloud sont uniquement portés par la DSI et que très rarement, les directions métiers sont impliquées. C’est une des explications au fait que le budget reste un point central dans la décision alors que du point de vu métier, d’autres critères sont susceptibles d’être pris en compte.

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